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Sa Sainteté Indradyumna Swami |
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«Le Nouveau Site » Journal d’un Prédicateur Itinérant Volume 7, 10ème Chapitre Du 23 au 26 juillet, 2006 Par Indradyumna Swami Nos festivals ont continué sans être affectés par la campagne perfide anti-cultes du gouvernement polonais. Au moins pour le moment on avait la position supérieure : nos festivals entretenaient des dizaines de milliers de personnes chaque semaine, nous assurant une bonne publicité. Néanmoins, j’ai appris il y a longtemps à ne pas sous-estimer l’ennemi. « Si tu connais l’ennemi et tu te connais toi-même, il n’y a pas de doute que tu seras victorieux. » (L’Art de la Guerre par Sun Tsu, Chapitre X, verset 31) On ne fut donc pas surpris lorsqu’on a reçu un coup pour les plans pour le prochain festival de Woodstock. Un matin, Nandini dasi à reçu un coup de fil de l’organisateur de l’événement, notre bon ami Jurek Owsiak. « Je reçois des pressions de plus haut »dit Jurek, « et je dois vous demander de diminuer la taille de votre village à Woodstock cette année. Il faudra aussi que vous vous déplaciez de la colline qui commande le festival où vous étiez l’année dernière à un coin du site. » Nandini en était choquée. « Qu’est-ce qui est arrivé ? » demanda-t-elle. « Pourquoi un si grand changement ? » « Tu connais le climat politique à présent aussi bien que moi » dit-il. « Un grand site comme celui que vous aviez les années précédentes attire trop d’attention et met tout le festival de Woodstock en danger d’être annulé. N’oublies pas que nous avons le même ennemi. » Nandini est venue me voir pour me tenir au courant de la conversation téléphonique. « Fait ce qu’il dit » lui ais-je dit. « Lorsqu’on veut vendre un éléphant on ne doit pas discuter du prix du trident qui le contrôle. » Le jour suivant, Nandini, Jayatam das, et Bhakta Dominique ont roulé 300 kilomètres à Kostrzyn, le village où le festival de Woodstock se tiendrait. Le secrétaire de Jurek leur a montré un petit coin près de l’entrée du festival. « Vous aurez 50 mètres par 50 mètres » dit-il. Les dévots furent abasourdis, en contemplant le lieu minuscule. Nandini, avec son intelligence aiguë habituelle, a eu une idée. « Ce n’est pas pratique du point de vue de la sécurité » dit-elle. « Vous savez combien les jeunes aiment notre village, particulièrement la distribution de nourriture. L’année dernière, nous avons distribué plus de 110.000 assiettes. Il n’y a pas assez de place ici. Il va y avoir une émeute pour la nourriture. « Hm » dit le secrétaire, « c’est vrai. D’accord, 100 mètres par 100 mètres, mais pas un centimètre de plus. » Nandini m’a appelé pendant qu’ils retournaient à la base de camp. « Guru Maharaja » dit-elle, « je sais que vous aimez faire nos festivals d’une grande manière, mais nous devrons nous résigner à quelque chose de plus petit cette année. Néanmoins, Jayatam, Dominique et moi nous pensons que l’emplacement et la taille ne sont pas si mauvais. Tous les jeunes nous verrons quand ils entreront à Woodstock. De plus, notre site sera bondé. Ce sera une atmosphère plus intime. » Deux semaines plus tard, nous avons complété la première moitié de nos programmes le long de la côte baltique. Nous avons emballé toutes nos affaires, et avec les 250 dévots, nous sommes allés à Kostrzyn. Je me suis porté directement au nouveau site. Dominique avait déjà érigé la tente principale, seulement un tiers de la taille de celle de l’année dernière. Je fus impressionné, et je ne pouvais pas m’arrêter de sourire. « À dire vrai » j’ai dit à Dominique, « je pense que ce site est mieux. Nous sommes au plein centre des activités avec les jeunes. » En me promenant pour inspecter le site et les préparations, Jayatam s’est approché de moi. « Guru Maharaja » dit-il, « l’homme âgé là-bas veut savoir s’il peut acheter le grand tableau de Radha-Krishna, la pièce centrale sur l’estrade. » « Il est énorme » j’ai répondit. « Il ne sent inquiète pas » dit Jayatam. « Il veut l’installer chez lui. Il dit qu’on vient une fois par ans pour ensuite repartir. Il nous manque tout le cours de l’année, mais avec ce tableau, il se sentirait près de Dieu toujours. » « Dit-lui qu’il peut en prendre possession le jour après Woodstock » lui dis-je. « à quel prix ? » demanda Jayatam. « Fait lui en cadeau » j’ai répondu. « Qui peut mettre un prix sur l’amour pour Dieu ? » En partant du site, j’ai vu un jeune homme dans ces vingtaines avec des cheveux longs qui marchait avec un sac-à-dos. « Il arrive en avance » j’ai dit à Amritananda das. Ensuite j’ai remarqué qu’il avait un sac de chapelet de japa en main et qu’il chantait. « Regarde-le » j’ai dit à Amritananda, « il chante. Est-il un des nôtres ? » Amritananda l’a observé de plus près. « Non, je ne crois pas » dit-il. « Je ne l’ai jamais vu. » « Appelles-le » j’ai dit. Le jeune homme s’est approché de notre voiture. « Est-tu un dévot Hare Krishna ? » je lui ai demandé. Il avait l’air confus. « Je …. J’aime lire la Bhagavad-gita » dit-il. « Est-ce que tu habite un temple ? » j’ai demandé. « Un temple ? » dit-il. « Où as-tu appris à chanter sur un chapelet ? » lui ais-je encore demandé. « De Bhaktivedanta » répondit-il. Amritananda et moi nous nous sommes regardé. « Il y a un certain temps » dit-il, « je suis allé sur l’Internet pour chercher la connaissance spirituelle et j’ai trouvé la Bhagavad-gita Telle Qu’elle Est. Je l’ai commandé et j’ai commencé à le lire. Plusieurs fois Bhaktivedanta a indiqué l’importance de chanter Hare Krishna. J’ai compris éventuellement que chanter signifier chanter sur un chapelet. C’est ce que je fais. » « Et tu n’as jamais rencontré les dévots ? » j’ai demandé. « Dévots ? » dit-il. « Oui » j’ai dit. « Tu vois là-bas ? Il y a un village tout entier qui s’appelle le Village de Paix de Krishna. Pendant toute la semaine prochaine tu pourras rencontrer les dévots de Krishna pour apprendre d’avantage sur le chant de Hare Krishna. » « Eh bien… d’accord ! » dit-il. « On se reparlera pendant la semaine prochaine » lui dis-je en partant. Pendant les jours suivants nous avons travaillé fiévreusement à construire le village. J’étais fatigué par tout un mois de festivals le long de la côte, mais la fatigue est partie quand j’ai pensé aux opportunités qui se présenteraient bientôt. « Trois cent milles personnes pourront gouter une forte dose de la conscience de Krishna » j’ai dit avec émotion à Amritananda pendant qu’on déchargeait d’un camion contenant 22 tonnes de nourriture pour la cuisine. « Il faudrait attendre plusieurs existences pour avoir cette opportunité. » Nandini a aperçu un soupçon du succès qui nous attendait quand elle a visité une école publique où nous voulions loger les dévots et cuisiner pour le festival. Nandini s’inquiétait. L’année dernière elle avait reçu une réception froide par la maitresse principale de l’école. Mais cette fois-ci elle fut reçue chaleureusement par la maitresse. « Je suis très heureuse que vous soyez retourné à Kostrzyn » dit-elle à Nandini. « Vous êtes la bienvenue pour vous servir de l’école pendant le festival de Woodstock. » « Merci » dit Nandini. « Mais vous êtes bien différente de l’année dernière. Pourquoi ce changement ? » La maitresse scolaire sourit. « J’ai fait la visite de votre village à Woodstock l’année dernière » dit-elle. « Quand je suis venue, un de vos dirigeants parlait sur l’estrade. Après avoir écouté son discours, j’ai compris que les principes auxquels vous tenez fermement sont les mêmes que nous essayons d’enseigner à nos enfants. Mais le changement véritable a eu lieu en me promenant partout dans le festival de Woodstock. Je suis revenue rapidement à votre village, reconnaissante pour son atmosphère paisible, sa tranquillité et sa propreté. » « Le jour suivant, j’y suis retournée mais pour une raison différente. Mon père est mort récemment et j’en fut très affectée. Je cherchais des réponses à mes nombreuses questions sur la vie. J’ai aboutit à la tente du yoga, et l’instructeur nous a enseigné les asanas ainsi que la philosophie. J’y ais trouvé beaucoup de soulagement à mes problèmes. Depuis ce temps, je pratique le yoga trois fois par semaine et j’ai introduit les classes de yoga à l’école. « C’est merveilleux ! » dit Nandini. « Je suis heureuse d’apprendre que nous avons pu faire une si grande différence dans votre vie. » « Puis-je vous demander une faveur de plus ? » dit la maitresse. « Je cherche un enseignant d’Anglais pour l’école, mais je veux quelqu’un qui ait des principes spirituels. Par amour aux enfants, je ne peux pas m’imaginer d’employer quelqu’un qui ait des valeurs inférieures. J’offre un bon salaire, une belle maison, l’assurance médicale – tout. Je ne veux qu’un Hare Krishna pour enseigner les enfants. » Nandini à rit avec plaisir. « Je ferais de mon mieux » dit-elle. La maitresse a accompagné Nandini vers la porte. « J’attends avec anticipation le festival de cette année » dit-elle, « et je voudrais vous complimenter sur le choix de votre nouveau site. Il est parfaitement situé, juste à l’entrée du festival, un bon endroit pour répandre votre message. J’entends que la ville entière de Kostrzyn viendra visiter Woodstock, et mieux encore, le Village de Paix de Krishna. » Nandini ne pouvait pas se contenir de sourire et de rire sur le chemin de retour au festival. « Les gens glorifient nos activités » dit Srila Prabhupada une fois. « Si nous tenons fermes à nos standards, ils l’apprécieront. Ils diront ‘Oh ! C’est très bien, ces gens sont très gentils.’ Parfois dans les journaux ils écrivent, ‘Ces gens Hare Krishna sont très bien. Nous en voulons d’avantage.’ » [Classe de Srimad-Bhagavatam, Los Angeles, le 7 décembre, 1975] Indradyumna.swami@pamho.net www.traveling-preacher.com www.traveling-preacher.com (Site Officiel du Journal d’un Prédicateur Itinérant) |