1008 FLAMBEAUX
 Vies et  Ecrits des Vaisnavas en Langue Française

om ajnana-timirandhasya jnananjana-salakaya
caksur unmilatam yena tasmai sri-gurave namah
 
« Je suis né dans les plus profondes ténèbres de l’ignorance, mais,
du flambeau de la connaissance, mon maître spirituel m’a ouvert les yeux.
Je lui rends mon hommage respectueux . »

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Sa Sainteté Indradyumna Swami

 

«Les Passetemps des Temps Modernes»

Journal d’un Prédicateur Itinérant

Volume 7,  10ème Chapitre

Du 27 juillet au 1er aout, 2006

 

Par Indradyumna Swami 

Les dévots ont travaillé jour et nuit pendant une semaine pour préparer le Village de la Paix de Krishna à temps pour le festival de Woodstock. Les soirs, les citoyens de la ville voisine de Kostrzyn venait s’asseoir sur le gazon pour voir les dévots préparer les tentes. Chaque fois qu’une pièce de charpenterie ou un lampadaire fut érigé, ils applaudissaient et célébraient.

« La première année que nous sommes venus, les villageois se tenaient à distance de notre village par la peur » dit un soir Jayatam das. « La deuxième année, ils sont venus par curiosité. Mais cette année, ils viennent parce qu’il semble qu’ils nous aiment vraiment. »

À ce moment, un groupe de jeunes prêtres sont passés près de nous sans nous faire signe.

« Je voudrais que ce soit vrai pour tout le monde » , j’ai dit.

Deux jours avant le début du festival, je suis allé voir l’organisateur, Jurek Owsiak, avec Jayatam et Nandini, sur l’estrade principale. Je n’avais pas vu Jurek depuis le festival de l’année dernière, et j’ai demandé à Jayatam s’il était en bonne santé.

« Il va bien », me répondit Jayatam. « Il se souciait s’il avait pourvu suffisamment pour la sécurité, mais le problème est résolu. On prédit le bon temps, et il est en bon esprit. Mais il y a quelque chose qui l’inquiète. Ça survient tous les ans. »

« Qu’est-ce ? » lui ais-je demandé.

« Un certain groupe chrétien » me dit-il. « Chaque année ils viennent avec leur propagande pesante, créant une atmosphère d’animosité. Bien qu’il accueille tout le monde, Jurek pense les refuser la participation cette année. »

Nous avons rencontré Jurek au fond de la grande estrade. Nous nous sommes immédiatement embrassés. « Maharaja » me dit-il, «  nous avons bâti cet événement ensemble pendant les dernières 11 années. Chaque année c’est un succès parce que nous coopérons ensembles. Les dirigeants du groupe chrétiens qui nous été antagonistes pendant les dernières années sont venus me voir ce matin. Vous serez content d’apprendre que cette année, ils ont décidé de travailler avec nous dans un esprit de réconciliation. Je laisse l’affaire entre vous deux. »

J’ai levé mes sourcils. « Vraiment ? » j’ai dit, « l’année dernière, ils nous critiquaient ouvertement, nous et vous. »

« Oui » me répondit-il, « mais cette année ils veulent partager leur message d’amour. »

« J’espère qu’il sera ainsi » j’ai dit.

Sur le chemin de retour au village, Jayatam m’a mis au courant des plans d’activités pour notre village à Woodstock.

« Dans nos tentes, nous donnerons des classes de yoga, des bhajans, des sessions de questions et réponses, la peinture des visages, l’astrologie, les livres et les diverses exhibitions. Dans la tente principale nous aurons des programmes sur l’estrade continuellement pendant 15 heures par jour. Et nous distribuerons le prasadam sans arrêt, 24 heures sur 24, pendant 3 jours dans la tente de la distribution de nourriture. Par-dessus tout cela, les parties de Harinam Samkirtan sortirons tous les jours. »

« Et six Ratha-yatras ! » ajouta Nandini.

« Comment ça ? » j’ai dit. «  Six Ratha-yatras ? Vraiment ? »

« Vous n’étiez pas à la réunion d’hier soir, Guru Maharaja », continua Nandini. « Nous avons décidé de mettre plus d’énergie à porter notre message aux jeunes au moyen des Ratha-yatras. Nous ferons le défilé deux fois par jour à travers les différents lieux principaux de Woodstock. »

Black Summer Crush, un groupe de musicien rock d’Amérique est arrivé ce soir-là. J’avais rencontré le chef du groupe, un dévot nommé Bhakta Scott, pendant ma visite du temple de Laguna Beach en avril. Quand j’ai envoyé un CD du groupe à Jurek, il a demandé qu’ils jouent sur l’estrade principale de Woodstock et il leur donna le meilleur horaire.

Les autres membres du groupe étaient eux aussi favorables à la conscience de Krishna, mais quand nous les avons emmenés à leurs accommodations spartiates dans une des écoles que nous avons louées, ils se sont plaint. Nandini décida de leur trouver un hôtel, bien qu’il fut déjà le soir. Mais en appelant dans les alentours, elle se rendit compte que tous les hôtels avaient été réservés des mois en avance à cause de Woodstock. Mais, par la grâce de Krishna, elle a finalement trouvé quelque chose qui serait  très convenable.

Elle a appelé un hôtel à 120 Kilomètres. « Je suis désolée » dit la dame de l’hôtel, « mais toutes nos chambres ont été réservées depuis des mois. Attendez… je reconnais votre voie. Vous m’avez appelé il y a deux ans, lorsque vous cherchiez des accommodations pour faire une base pour les membres de votre Festival de l’Inde. Vous souvenez-vous ? »

« Laissez-moi penser… » dit Nandini. « Oui, je me souviens maintenant. »

Nandini s’est mise à rire. « Vous me disiez aussi que vous n’aviez rien de disponible à cette époque. »

« Mais nous avons eu une si belle discussion sur la vie » la femme répondit. « Beaucoup des choses que vous m’avez dites m’ont été utiles depuis lors. Et je voudrais vous aider maintenant. J’ai une propriété spéciale pour les conférences et les banquets que je ne loue qu’aux personnes de grande importance. Les derniers qui l’ont loué furent  un groupe de politiciens de l’Allemagne il y a trois mois. Je serais heureuse de louer quelques pièces pour vos musiciens. »

« Où se trouve-t-il ? » demanda Nandini

« à quinze minutes en voiture de Woodstock » répondit la dame.

Nous avons ouvert notre village tôt le matin suivant, un jour d’avance sur le Festival – une tradition que nous maintenons depuis des années. En quelques minutes, des longues files de jeunes gens se formèrent devant notre tente de distribution de nourriture. Je me suis joint aux serveurs, et la première personne qui s’approcha de moi me dit avec un grand sourire : « j’attends ce repas toute l’année ! »

Plus tard dans la matinée, un groupe d’une centaine de dévots s’est rassemblé dans le champ devant notre immense char de Ratha-yatra. J’ai donné un court discourt sur la signification du Ratha-yatra et j’ai apporté 20.000 invitations pour que les dévots puissent les distribuer. En tirant le char le long de la route principale du Festival, j’ai remarqué que beaucoup de jeunes s’unissaient à notre défilé, pour chanter et danser avec nous. J’ai remarqué aussi qu’il y avait très peu d’invitations parterre et je me suis fait une note mentale que cela signifie qu’il y aurait beaucoup de gens à  notre village pendant les trois jours suivants.

En effet, le soir venu, notre village était bondé de jeunes en train de déguster le prasadam ainsi que le spectacle sur l’estrade et les diverses activités dans les tentes.

Le jour suivant fut officiellement le premier jour de Woodstock. Par curiosité, j’ai envoyé Nandini et Jayatam à la colline où nous étions situés l’année précédente. Deux tentes de cirques s’y trouvaient maintenant, et une variété d’auteurs célèbres, de poètes et d’artistes étaient sur le programme pour donner des conférences.

Quand Nandini et Jayatam sont arrivés, une équipe cinématographique faisait une entrevue avec un des locuteurs. Jayatam et Nandini ont immédiatement identifié la dame que conduisait l’entrevue comme une journaliste de Canal Un, la station principale de télévision en Pologne. Pour la première fois, Jurek permettait la télévision nationale de filmer Woodstock.

Jayatam et Nandini ont attendu patiemment et quand l’entrevue a conclu, ils se sont avancés pour s’introduire. Après quelques minutes de discussion, la femme a accepté de visiter notre village au fond de la colline.

Pendant que Jayatam et Nandini retournaient de la colline, Jayatam m’a hélé. Quand il s’est approché de moi, il m’a murmuré que la télévision nationale venait filmer la distribution d’aliments. Je ne pouvais pas croire mes oreilles.

Quelques minutes plus tard, l’équipe de télévision filmait la répartition et interviewait les jeunes.

« Je suis venu à Woodstock pour trois choses » dit un jeune homme avec une coupe de cheveux au style de la tribu indienne Mohawk.  « La musique, la bière et la nourriture Hare Krishna. »

La dame a questionné l’un de nos cuisiniers, Krsna Sambandha dasa. Elle a continué à filmer pendant qu’il énonçait méthodiquement la quantité de bhoga que nous préparions. « Quatre tonnes de riz » dit-il, « deux tonnes de semoule de blé, deux tonnes de sucre, deux tonnes de légumes congelés et deux tonnes de dhal. »

« Et c’est tout offert à Dieu, à Krishna » acheva-t-il avec un sourire.

Après avoir filmer, la journaliste a accepté du prasadam. Elle regardait autour d’elle notre village plein de couleurs, bourdonnant d’activité. « Il y a tellement sur quoi écrire ici » dit-elle à son opérateur de caméra.

Ce soir-là, le montage filmé fut présenté à la télévision pendant l’heure principale des actualités avec une audience nombrant dans les millions.

Jayatam m’a donné les nouvelles du reportage. « Vous rendez-vous compte » me dit-il « que Jurek nous a installés ici pour éviter la publicité, mais en fin de compte, nous avons obtenu bien plus de publicité que nous aurions pu imaginer ! »

« Le mérite pour cela vous appartiens, toi et Nandini », j’ai dit en souriant. « Vous êtes monté sur la colline pour trouver l’équipe de télévision. Il y a un diton : Si la montagne ne vient pas à Mohammed, Mohammed ira à la montagne. »

Jayatam avait l’air confus. « Montagne ? Mohammed ? » dit-il.

J’ai éclaté de rire. « Je t’expliquerai après le festival. »

Le soir venu, Black Summer Crush a joué sur l’estrade principale à une audience de 150.000. Ils ont captivé les jeunes avec leur style unique de rock et finalement ils les ont fait tressaillir en chantant Hare Krishna pour leur pièce finale. Pendant que Carmen,  l’épouse de Bhakta Scott menait le chant, l’audience se senti transpercée par la vibration sonore transcendantale.

Pendant le deuxième jour et le dernier jour de Woodstock, nous avons mené notre char de Ratha-yatra tôt le matin pour le premier défilé du jour. Pendant que nous tirions le char le long de la route bondée, tout d’un coup une autre équipe de caméra se manifesta, et après avoir filmé la grande foule qui chantait et dansait, ils ont filmé la cérémonie d’arati qui s’offrait aux Déités de Jagannatha sur le char.

« Qui sont-ils ? » j’ai demandé à voix criante à un dévot polonais.

« Canal Deux » s’écria-t-il. « La deuxième plus grande station de télévision en Pologne ! »

J’ai regardé vers le char et j’ai remarqué une montagne de fruits sur la plateforme près des Déités. « Haribol ! » J’ai crié aux pujaris. « Jetez les fruits à la foule ! »

« Mais l’arati est en cours » l’un d’eux me répondit.

« Ça ne fait rien ! » j’ai crié. « La télévision nationale est en train de filmer ! »

Ils m’ont tous regardés, l’air confus.

J’ai couru vers le char et je suis monté sur l’une des roues géantes,  grimpant par-dessus la balustrade pour prendre quelques fruits en main. Je me suis tourné vers la foule et j’ai commençait à leur lancer des pommes, des bananes et des oranges. La foule a rugi avec plaisir et ils ont levé leurs bras pour attraper les fruits qui volaient dans l’air. Quelques-uns faisaient des prises fantastiques tandis que d’autres avaient des difficultés pour attraper les fruits qui tombaient de l’air. Un jeune a levé les mains dans son zèle pour attraper une banane et elle a éclaté en purée pour le baigner complètement.

Certains des groupes de jeunes chantaient et dansaient …en même temps qu’ils mangeaient les fruits.

Le soir, cette scène bienheureuse fut transmise pendant l’heure des actualités sur le Canal Deux. Le rugissement du chant des saints noms de Krishna pouvait s’écouter à l’arrière plan.

Plus tard ce jour, Rasikendra dasa, le chef de cuisine, m’a assuré que nous allions distribuer plus d’assiettes de prasadam que l’année précédente. « Nous répartirons plus de 115.000 plats cette année » dit-il, épuisé mais joyeux.

En passant par la tente des ‘Questions-et-Réponses’ plus tard dans l’après-midi, Trisama das, le dévot qui dirigeait la discussion, est sorti pour me parler brièvement.

« La qualité des jeunes à Woodstock est meilleure que jamais ”, me dit-il. « La tente du yoga a été bondée depuis le jour de son ouverture. C’est jeunes sont plus avides pour la conscience de Krishna que jamais. »

Plus tard dans l’après-midi, le défilé du Ratha-yatra a pris place pour la sixième et dernière fois. Le char majestueux avec son auvent rouge, jaune et blanc, ondulant dans la brise douce, semblait voguer dans un océan d’humanité.

Il me semblait que ce Ratha-yatra était encore plus magnifique que celui auquel j’avais participé dans la ville sacrée de Jagannatha Puri, parce que maintenant le Seigneur Jagannatha donnait Ses bénédictions à ces jeunes hommes et femmes occidentaux qui sont si conditionnés par la vie matérielle.

« Srila Visvanatha Cakravarti Thakura nous instruit que, tout comme une lampe ne semble pas briller autant dans la lumière du Soleil que dans l’ombre ou comme un diamant ne semble pas si brillant sur un plateau d’argent que sur une surface de verre bleu, les passetemps du Seigneur Govinda ne semblent pas aussi merveilleux dans la demeure transcendantale de Vaikuntha qu’ils le sont dans le royaume matériel de Maya. Le Seigneur Krishna vient sur la Terre et, dans les ténèbres de l’existence matérielle, ces passetemps brillants et libérateurs donnent une extase illimitée aux âmes soumises au Seigneur. » Srimad Bhagavatam 10.14.37 - Commentaire de Srila Prabhupada

Pendant qu’on chantait sur la route pour la dernière fois au sein de milliers de jeunes, beaucoup d’eux nous ont répondu :

« Hare Krishna ! »

« Merveilleuse nourriture ! »

« Nous aimons votre village ! »

Arrivé à un certain point, j’ai arrêté la procession et j’ai pris le microphone. J’ai commencé à mener le kirtan, en accélérant le rythme jusqu’à un crescendo. Soudain, un jeune homme enivré a trébuché au centre du kirtan. Son allure était affreuse avec les cheveux en désarroi et son corps couvert de saleté. Ses vêtements étaient déchirés, un de ces bras se trouvait dans un plâtre et il portait un couteau dans sa ceinture. Il se mit devant moi  en marmottant  quelques mots incohérents avec un regard fou dans les yeux.

Ma première réaction fut la crainte, suivie du saisissement. Mais je me suis calmé. « Voyons le pouvoir des Saints Noms », j’ai pensé.

J’ai pris le jeune homme  par la main et j’ai commencé à danser avec lui. C’est yeux à demi-clos se sont ouverts grands en étonnement pendant que nous dansions ensemble devant Jagannatha, le Seigneur de l’Univers. En nous voyant, les dévots sont devenus encore plus enthousiastes et le rythme du kirtan a augmenté. Tout d’un coup, mon ami et moi dansions avec abandon. Un grand sourire se manifesta sur son visage pendant qu’il essayait d’énoncer les paroles de Maha mantra.

À cause de son enivrement, il s’est vite fatigué. J’ai commencé à chanter « Nitai Gaura Hari Bol ! »

Tout d’un coup il ouvra ses bras, courra vers moi et m’embrassa. Pendant que les dévots applaudissaient, il m’a donné un baisé sur la joue, il a pris le microphone et il a commencé à chanter « Nitai ! Nitai ! Nitai ! »

Ensuite il a pris le balai cérémonial qui pendait devant le char et il a commençait à balayer le chemin devant le Seigneur Jagannatha. En comprenant ce signe du Seigneur, j’ai fait signe aux dévots de tirer sur les cordes et nous sommes repartis à nouveau sur la route, notre ami balayant la route tout le long du chemin. Nous étions tous émerveillés, en témoignant cette manifestation moderne des passetemps du Sri Caitanya Mahaprabhu.

Tout d’un coup, en tournant un coin, je fus surpris de voir un groupe d’à peu près 400 chrétiens menés par plusieurs prêtres, chantant, dansant et portant des drapeaux sur une route qui croiserait notre chemin à 50 mètres.

« Que devrais-je faire ? » j’ai pensé. « Faire demi-tour pour éviter une confrontation ou bien ralentir pour les laisser passer devant nous ? »

Les autres dévots se sont tournés vers moi pour un signe. J’ai souri. « C’est le moment de la réconciliation » me suis-je dit. J’ai fait signe de continuer en avant.

Dans quelques minutes les deux partis chantants ont convergé. Avançant ensemble le long de l’avenue large bondée de gens festifs, nous avons continué à chanter nos louanges au Seigneur. L’atmosphère était amicale et respectueuse. En marchant ensemble, j’ai échangé des sourires avec plusieurs prêtres. Beaucoup de passants ont remarqué l’interaction amicale et ils ont fait signe avec leurs pousses en l’air. Après 15 minutes, le groupe chrétien a continué sur une autre voie à la prochaine intersection.

C’était une si grand transmutation des événements du passé que j’aurais aimé que Jurek et beaucoup d’autres aient pu le témoigner.

Il semble que le Seigneur l’a aperçu, néanmoins, parce qu’un article fut publié dans l’édition du soir de la Gazeta Wyborcza, le journal le plus important de la Pologne. En entête, il disait : « Hare Krishna et Jésus – la tolérance au Festival de Woodstock. »

Le dernier paragraphe a récapitulé la rencontre :

« Mercredi, le char du Seigneur Krishna était tiré le long de l’avenue centrale de Woodstock par Ses dévots, lorsqu’il rencontra un défilé de chrétiens. ‘Hare Krishna’ chantait un groupe alors que les deux groupes se rapprochaient. ‘Seigneur Jésus’ chantait l’autre. Lorsqu’ils se sont contactés, deux danseurs joyeux – un prêtre catholique et un dévot de Krishna – se sont avancés. À l’étonnement de tous les participants, ils se sont tenus face à face, se balançant au rythme de leurs mélodies respectives. Ceci dura une vingtaine de minutes, bien que nous espérions que ça dure pour toujours. »

En chantant sur le chemin de retour au festival pour finir les quelques heures qui restaient du festival de Woodstock, je me suis rappelé les paroles d’assurance de Jurek qu’il avait énoncé avant le début du festival : « Ils sont d’accords pour travailler avec nous dans un esprit de réconciliation. Je laisse donc les choses dans vos mains. »

Soit par l’arrangement du petit vacher Krishna ou du jeune berger Jésus Christ, il semble que le grand Festival de Woodstock a été purifié de toute animosité et que les deux groupes se trouvaient maintenant libres pour échanger paisiblement leurs messages d’amour.

« Le loup habitera avec l'agneau, Et la panthère se couchera avec le chevreau ; Le veau, le lionceau, et le bétail qu'on engraisse, seront ensemble, Et un petit enfant les conduira.» -- La Sainte Bible, Esaïe 11.6

Indradyumna.swami@pamho.net

www.traveling-preacher.com  (Site Officiel du Journal d’un Prédicateur Itinérant)

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